Tahiti en avril 2006

30 avril 2006

Tour de l'île

Le dimanche, Yasmina nous emmène faire le tour de l’île.
Nous nous arrêtons d'abord sur le promontoire de Tahara'a, d'où nous avons de magnifiques vues sur la baie et la montagne.
Ensuite, nous descendons de la voiture à la pointe de Vénus où une plage de sable noir accueille des baigneurs.

Dans la suite de notre périple, le trou du souffleur. C'est un endroit où les eaux du lagon disparaissent sous la route pour réapparaître de l'autre côté en faisant un bruit incroyable. Cela surprend lorsque l'on marche à côté.
Yasmina nous emmène aussi au plateau de Taravao d’où on peut avoir une belle vue sur la lagon. Après une montée sur une route tenant plus du chemin, où nous croisons des vaches (on appelle cet endroit la Normandie de Tahiti), nous arrivons sur le plateau mais malheureusement, le temps est couvert et nous ne voyons rien. Nous redescendons puis nous arrivons au jardin botanique qui est fermé. Nous déjeunons au restaurant. Le repas est toujours copieux, nous ne finissons pas nos assiettes.
Nous finissons le tour de l’île. Nous échangeons avec Yasmina au sujet de sa vie de Popaa à Tahiti. Nous arrivons en milieu d’après-midi à la pension où nous profitons de la plage, des transats…

Fêtes et Surfeurs à Taaroa Lodge

Les deux jours suivants sont ceux de la formation où on me confirme ce que nous avions vu dans l’épicerie. La vie est très chère en Polynésie. Les gens sont payés en fonction. Ainsi, les orthophonistes ont un revenu brut quasiment 30% supérieur aux orthophonistes établies en métropole à nombre de RDV équivalent, ne payent pas d’impôts et très peu de charges.
Le premier soir, je rentre épuisée.
Le second, je me baigne quand même, je commence à prendre le rythme : tout est décalé. On se lève très tôt (autour de 6h), on dîne tôt et on se couche aussi très tôt : en général, je m’endors avant 21h, sauf si les propriétaires et leurs amis ont décidé de faire la bringue.
Alors, ils sortent ukulele et guitare et chantent.
Ils boivent aussi beaucoup de bière. La pension est alors occupée par des surfeurs qui viennent de Hawaï, qui partent tôt le matin, rentrent à 13h pendant que la fille qui les accompagne lit sur un des transats installés dans le jardin. Les deux fêtes ont été organisées en l’honneur de quelques surfeurs, amis de Ralph, qui rentraient chez eux. A Tahiti, il existe une grosse vague qui fait un tube à chaque fois. Elle se situe à Teahupoo (70 km de Papeete) et est bien connue par les surfeurs.
Ici, notre bungalow à Taaroa Lodge

27 avril 2006

La flore à Tahiti


Tahiti est très verte. Sous les tropiques, dès qu’il pleut, la végétation se met à pousser. Les jardins sont très fleuris mais ce sont beaucoup de plantes d'ornement qui ont été importées. Il y a même des plantes importées qui ont détruit une partie de la flore tahitienne. Pour limiter les futures invasions végétales, on nous demande dans l'avion avant d'arriver à Papeete de vérifier qu'il n'y ait pas de terre sur nos chaussures et l'importation sauvage de fleurs en terre est interdite.


Il y a dans cette végétation, bien sûr, des arbres fruitiers. A la pension, dans le jardin, poussent :

Des cocotiers, bien sûr

Un goyavier

Un arbre à pommes cannelles : ce sont des fruits très sucrés mais que nous n’avons pas goûtés car ils n’étaient pas mûrs.

Le premier jour



Nous achetons des sandales en plastique à l’épicerie situé à 50m de la pension le jeudi matin. Rien n’est prévu à Tahiti pour les marcheurs. Il n’y a pas de trottoir, pas de bas-côté large et il faut se méfier des voitures car les Tahitiens conduisent comme des fous. Dans ces conditions, le vélo est aussi très dangereux. Il n’est que 8h45. Et encore, les épiciers ont été très gentils de nous laisser entrer car l’épicerie ferme à 8h30 le jeudi. Nous nous levons très tôt en Polynésie. A Taaroa Lodge, les merles chantent avant 6h !

Tous les matins, nous avons une baguette de pain que Ralph ou Diane sont allés chercher à l’épicerie. Le premier jour, nous fonctionnons au ralenti. Nous descendons à la plage avec nos sandales, très sexy, et indispensables car il y a du corail et des poissons appelés des poissons pierre qui logent sur les pierres et qui piquent. L’après-midi, ce sera sieste.
Le soir, Caroline nous emmène manger dans un restaurant chinois, les snacks du coin étant tous fermés, le week-end de Pâques a commencé. Les assiettes sont très copieuses. La carte est peu dépaysante car de nombreux plats sont servis dans les restaurants chinois en France. Je ne me hasarde pas à goûter le poisson cru. Je reste sur un choix classique, enfin, pour moi.

26 avril 2006

Tahiti, géographie

Tahiti est une île volcanique, la plus grande de la Polynésie Française, dont c'est la plaque tournante. Comme la majorité de ces îles, il n'y a qu'une seule route qui ceinture l'île. D'un côté, la mer et de l'autre, la montagne et bien sûr, des habitations de chaque côté de la route.
L'immobilier est très cher puisqu'il n'y a pas de place et côté mer, c'est encore plus cher.
Ici, la "montagne" vue de la pointe de Vénus à Tahiti
L'île est entourée par une barrière de corail qui crée le lagon et qui arrête les vagues de l'océan. On peut nager, voire marcher, jusqu'à la barrière sans danger. La barrière de corail a des "trous" par endroits, ce sont les passes qui permettent le passage des bateaux. Certaines passes sont dangereuses et certaines îles ne sont que peu accessibles en bateau.
Tahiti fait partie de l'archipel de la Société avec Bora-Bora, Moorea, Huahine, Maupiti, ... D'autres archipels : les Marquises, les Tuamotu ... font partie de la Polynésie française.
Ici, Moorea, vue de la plage de la pension Taaroa Lodge

Arrivée


Le premier souvenir qu’on s’est fabriqué, c’est le sentiment d’oppression ressenti à la descente de l’avion. De l’humidité, de la chaleur… D’un seul coup, on croit perdre sa respiration. Finalement, on s’habitue à cette fournaise.
Ensuite, nous sommes accueillies par trois orthophonistes, trois Popaa, c’est-à-dire trois Occidentales, qui nous parent de colliers de fleurs de Tiaré.

Stéphanie est la présidente du syndicat, celle qui a organisé le séjour. Yasmina est mon contact, l’amie de mon ex-collègue qui avait fait un stage dans le service. Caroline est notre chauffeur. Elle habite tout près de la pension où nous logeons à Tahiti. C’est donc elle qui nous y emmène. L’avion a pris du retard, nous arrivons à minuit à la pension.

Notre pension, Taaroa Lodge, est tenue par un couple dont l’homme, Ralph, est surfeur et la femme, Diane, une institutrice à la retraite. Le bungalow a une belle vue sur le lagon et sur Moorea.

Deux chiens, Rex et Frisbee, seront les premiers chiens polynésiens que nous côtoierons mais pas les derniers… Du jardin de la pension, nous pouvons descendre à la plage. Ce n’est pas la plage des cartes postales, mais elle est suffisamment agréable pour que l’on s’y baigne.